Extrait: [...] tout m’intrigue chez cette personne debout dans l’église Saint-Sulpice : ses lunettes de soleil qu’elle garde à l’intérieur, comme si elle était d’origine italienne, et en plus pour prendre une photo, ce qui n’est guère compatible avec une perception juste des couleurs et de la luminosité ; son béret, qu’elle aurait acheté à Montmartre, une [...]
Étiquette : Écrire
FAUX ARRÊT SUR IMAGE (Chacun.e dans sa nuit s’en va vers sa lumière – 2e série 2)
Extrait: L’interposition d’une vitre, les reflets, le mouvement brouillent mes perceptions. Plusieurs univers interfèrent entre eux sur une surface plane, ils se superposent sur une seule image, ils y sont fixés. Texte complet: Faux arrêt sur image English Translation Claire Majola: Artful Freeze
STREET PHOTOGRAPHY, LE POINT DE VUE D’UN REGARDEUR (Chacun.e dans sa nuit s’en va vers sa lumière – 2e série 1)
Extrait: La distance est d’un mètre entre elle et lui. Entre leurs yeux aucune distance. Ils ne voient pas ou plus le photographe Jacques. Qui est en avant du cadre, dans la rue. Il les a abordés, il leur a demandé l’autorisation de les photographier au lieu de saisir l’instant à la sauvage, subrepticement, volant [...]
LES MAISONS QUE J’AI HABITÉES (Chacun.e dans sa nuit s’en va vers sa lumière – 7)
https://jacquesleblond.com/maisons-fr Version anglaise (traduction de Claire Majola): The houses I've lived in Extrait: C’est une photo hors de l’actualité, une photo qui n’a rien de spectaculaire, qui ne m’attire pas et pourtant je m’y attarde, sans doute par envie d’échapper à la pression du temps présent et aux soucis qui n’ont qu’un temps : y figurent [...]
LA GRILLE DE KAFKA (Chacun.e dans sa nuit s’en va vers sa lumière – 5)
Extrait: La grille contre les resquilleurs, une grille pour empêcher de passer, de franchir l’interdit, une mesure pour que la loi qui oblige à acheter un billet de métro soit appliquée. Une grille qui incite à la violence : taper dessus ; crier à l’aide ; à New York où la photo a été prise ; tirer avec une [...]
BASHING ET POST-BASHING DRAGON DRONES (Chacun.e dans sa nuit s’en va vers sa lumière – 3)
Chacun.e dans sa nuit s’en va vers sa lumière (suite): Citations de la presse écrite avant et après les Jeux olympiques et paralympiques. Photo et texte: https://jacquesleblond.com/bashing Photo and English text: https://jacquesleblond.com/copie-de-bashing-et-post-bashing Extraits du texte complet: Avant les Jeux: Qui veut encore des Jeux olympiques ? Si j’ai bien compris, il y a des gens qui [...]
Ces vivres sont à disposition des personnes en difficulté dans la montagne DRAGON DRONES (Chacun.e dans sa nuit s’en va vers sa lumière – 2)
Partir de la photo, dérouler l'histoire, le récit, écrire les impressions. Cette révolution copernicienne opérée par Walter Benjamin, reprise par Georges Didi-Huberman: Le nouveau ministre de l’Intérieur déclare que son objectif est de «mettre un coup d’arrêt aux entrées illégales» et «augmenter les sorties». Photos et texte complet à découvrir sur ce lien: Ces vivres [...]
DRAGON DRONES (Série Chacun.e dans sa nuit s’en va vers sa lumière – 1)
Chacun.e dans sa nuit s’en va vers sa lumière (suite): La matière de cette photo de tempête n’est pas le paysage, mais les contrastes. Leur rythme stimule d’autres langages, ici l’écriture en dialogue avec l’image. Et dans ce dialogue, comme lors du six avril quand elle avait été prise, s’immisce l’actualité internationale du douze septembre. [...]
Vouloir écrire (IV): Ce qui est déjà là, encore informe
Dans La vie matérielle, Marguerite Duras évoque "le bloc noir": Quand on écrit, il y a comme un instinct qui joue. L’écrit est déjà là dans la nuit. Écrire serait à l’extérieur de soi dans une confusion des temps : entre écrire et avoir écrit, entre avoir écrit et devoir écrire encore, entre savoir et ignorer [...]
Vouloir écrire (III): entre les crêtes des mots (entre Marguerite Duras et Jon Fosse)
— D'abord, il y a Marguerite Duras. Rien d’original a priori quand le nom de Marguerite Duras est évoqué: réactions de lassitude, d'exaspération, de déjà vu, les préjugés jaillissent. Sauf que, en période d’attente et de recherche du texte à tomber sur la feuille, sur l’écran, dans les doigts, lire Marguerite Duras stimule, pousse, mobilise. [...]

