Ce côté et l’autre de l’océan

146~v~ce-cote-et-l-autre-de-l-oceanIl y est question de la mère auprès de laquelle le narrateur cherche à réintroduire le père exclu, sans raison particulière, de toute discussion depuis son décès. Il revisite les années ayant suivi la guerre d’Algérie que ses parents ont traversée ensemble, alors tout juste fiancés. Ensuite, leurs séjours répétés aux États-Unis, durant toute la carrière professionnelle du père, prennent la forme d’une course effrénée après un utopique rêve américain.

Par un pénétrant parcours dans la mémoire, le point de vue du narrateur sur son enfance et son adolescence se trouve totalement bouleversé. Une continuité s’impose entre les différentes parties de sa vie. Il comprend alors qu’il a lui aussi connu la guerre, vingt ans durant, à travers le combat qu’il a mené comme chirurgien luttant contre la maladie.

 

« On le suit ici ­creusant une mémoire occultée, redécouvrant la ville de Poughkeepsie, dans la vallée de l’Hudson, où son père ­travaillait pour IBM, habité par le mythe américain et la grande utopie informatique des années 1970. Face au miroir familial troublé par les hantises parentales ou personnelles, l’écriture relève moins d’un dévoilement que d’un ­dépouillement visant au dépassement. La précision y est aussi prégnante que la sen­sibilité s’y montre à vif. » Bertrand Leclair, Le Monde des Livres

« Mine de rien, avec une retenue rare, l’auteur nous fait découvrir les secrets de ces personnes et de leur existence en se débarrassant résolument des codes et des canevas du roman tel qu’on le connaît en Occident. Mais il ne cherche pas à inventer une autre forme de roman, mais plutôt quelque chose qui échappe à ses règles et lui permet de faire comprendre son dessein d’une autre façon. »

Gérard-Georges Lemaire, Verso-Hebdo