Avant tout ne pas nuire

144~v~avant-tout-ne-pas-nuire« Tu n’as jamais fait mal à un enfant ? » demande un jour Véga à son père, spécialiste en chirurgie pédiatrique. Cette simple question, à laquelle une réponse négative s’impose d’abord comme une évidence, ouvre la porte à une réflexion profonde sur la douleur, parfois infligée à dessein en dépit du précepte médical qui la récuse : primum non nocere. En remontant le cours d’un itinéraire personnel, le narrateur entreprend une exploration de son rapport à la douleur provoquée à la fois comme médecin et comme père, abordant le sujet de façon sensible et ouvrant un angle littéraire subtil sur l’essence même de l’humain. Hippocrate enseignait qu’un patient est aussi un être qui souffre ; Avant tout ne pas nuire pose un regard lucide sur l’usage de cette souffrance et la nécessité ultime de ne la perpétuer sur aucun enfant, malade ou sain.

 

« Un roman à l’écriture organique dans lequel les personnages s’approchent les uns des autres avec pudeur et délicatesse. »
Sébastien Lefèbvre, Revue Les Libraires

 

« Patrick Froehlich élabore ainsi un portrait du médecin en homme tout aussi fragile que faillible et érode cette image de héros qui pervertit encore trop souvent la relation soignant-soigné. »
Dominic Tardif, Le Devoir

 

« Patrick Froehlich est un écrivain sortant des sentiers battus, mais capable autant de séduire que de nous forcer à voir les choses sous un angle bien différent. »
Gérard-Georges Lemaire, Verso-Hebdo

 

« En chirurgie, on est des gens très forts. On dit classiquement qu’au-dessus de nous, c’est Dieu. On le dit avec humour, mais on le dit. Il n’est pas de bon ton entre nous de montrer des faiblesses […] On oublie qu’un chirurgien est un être humain avant tout. »
Patrick Froehlich – Extrait de l’entrevue diffusée sur les ondes de Radio-Canada lors de l’émission Plus on est de fous, plus on lit ! le 21 novembre 2017

 

« Malgré son caractère de fiction, ce bref et saisissant roman de l’éveil repose sur l’exercice d’introspection abrasif auquel se livre le narrateur dans son rapport à la douleur. »
Bertrand Leclair, Le monde