Mémoire et Robert Bresson

Carnet d’écriture inactuel:

Éric RondepierreRobert Bresson, L’argent, à la cinémathèque québécoise, projeté en bobines 35 mm: le film est rayé aux alentours des changements de bobine. Je pense au travail sur les photogrammes, d’Éric Rondepierre, l’un d’eux lumineux sur une carte postale qu’il m’a offerte.

Mémoire agissante après le voyage sur mes traces, dans Poughkeepsie, NY, un téléscopage de quarante années, j’aurais été incapable de prévoir le millième du parcours jusqu’à aujourd’hui: ruptures et à-coups, continuité parfois.

Ce mot saisi, l’obscur du monde, ce n’est plus tant cette zone que l’oubli du monde. Mais on n’oublie pas ses émotions, dit Florence Delay ce matin dans mes écouteurs, tandis que je cours dans la neige de fin avril. Elle n’a pas, comme moi, bonne mémoire. Je crois que, mes émotions ne sont pas oubliées, mais transformées, et que je ne peux les faire surgir, authentiques, que si j’essaie de les traduire depuis mon présent. Autrement, je triche (je le sais). Elles me traversent, le corps vivant, en action, et non en contemplation yeux fermés, à l’écoute.

Ci-dessous,  dans Le procès de Jeanne d’Arc (rétrospective Bresson en cours à la cinémathèque québécoise).

Bresson

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s