Carnet d’écriture d’Algérie

Carnet de septembre 2017:

Je ne vais pas recréer l’Algérie de mes parents, l’inventer (cf. mes tentatives infructueuses). Ma démarche n’est pas : Reconstitution, Extirpation d’informations, Aveux et révélations. Mais partir de cette impossibilité et tenter I’ouverture de la parole auprès de la mère du narrateur.

Dans Un loup pour l’homme, Brigitte Giraud entre dans la tête de son père en Algérie par Antoine, comme si elle avait ouvert celle de mon père.

Retour sur le père : Pourquoi m’être fixé sur I’Algérie ?

Au début, parce qu’il n’en parlait jamais.

Corps malmené, les symptômes me débordent, déclenchés par l’écriture à partir de la mémoire traumatique du médecin depuis un an. Une explosion. Pourtant je suis averti. Je comprends qu’au retour de la guerre d’Algérie mon père se soit tu, l’ouverture d’une telle mémoire est dangereuse pour soi.

À la transmission transgénérationnelle du silence de la douleur de choses cachées ou tabou s’ajoutent, par l’épigénétique —  ce champ d’exploration récent, les hypothèses d’une transmission génétique du traumatisme.

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