Le sacré dans l’écriture (dont Michel Leiris III)

Carnet d’écriture inactuelle avec le sacré, préparation ici ou là à l’approche de cette dimension dans l’écriture.

Le sacré dans la vie quotidienne: Si tant est que l’un des buts les plus “sacrés” qu’un homme puisse se proposer soit d’acquérir une connaissance de soi aussi intense et précise que possible, il apparaît désirable que chacun, scrutant ses souvenirs avec le maximum d’honnêteté, examine s’il n’y peut découvrir quelque indice lui permettant de discerner quelle couleur a pour lui la notion même de sacré. »

Dans L’homme sans honneur: Être en même temps parfaitement « soi » et parfaitement « hors de soi » ; tel est, par excellence, l’état sacré. Révolution de cette contradiction apparente par l’idée du sacré en tant que communication : projeter au dehors, donner en partage ce que l’on a de plus intime ; ce « soi » le plus secret, le projeter « hors de soi ».

C’est dans une sorte d’intranquillité qui vient troubler la banalité de la vie quotidienne que l’on accède au sacré, quand les incidents personnels font immanquablement retour sur un moi qui remonte à l’enfance.

J’écris à partir de ce qui est en moi : 

le trauma des autres, 

la bâtarde et la danse, 

les deux nationalités et Jérusalem,

le sacré, très loin de moi, si loin de moi en moi.

C’est déjà plus de matière que pour un livre.

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