Écrire en courant

Carnet d’écriture actuelle: Une phrase, un nom, un détail, une situation qui demeuraient dans l’ombre quand j’étais face au texte, surgissent sans prévenir pendant que je cours. Quand ils s’accumulaient, je me les répétais, de peur de les oublier et les notais dès mon retour. Depuis quelques mois, je les note en temps réel en les enregistrant (ce qui nécessite une petite habituation quand il fait -20°C: ôter un gant, dévérouiller l’iPhone, changer l’appli de musique ou de podcast pour celle de dictaphone, appuyer sur le bouton rouge, parler, appuyer sur le bouton arrêt, relancer l’appli précédente, ranger l’enregistreur dans sa poche, remettre le gant).

Emmanuel Kattan est allé beaucoup plus loin, puisque la majorité de son dernier livre, L’attrapeur d’âmes (Leméac éditeur), est venu en courant dans Central Park et en le dictant dans son téléphone. Ainsi qu’il l’a raconté lors d’un entretien avec Chantal Ringuet à la Librairie du Square – Outremont. Ce qui ne le dispense pas d’un long travail sur le texte ensuite.

De mon côté, l’enregistrement ne résulte qu’exceptionnellement en une écriture directe, mais l’essentiel est préservé, là, dans la boîte.

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