Les Maîtres du Sonnet (3)

Éveillé tôt. Avant de me réciter les vers appris hier, j’écris :

Dans le silence matinal, nuit, oreilles sifflant
Toutes choses encore dorment. Mais les mots embrouillés
Se lèvent et tournoient sans, eux, jamais se poser
Tentent, s’assemblent et se disloquent, reviennent autrement

Entrelacs de phrases, elles flottent, traînent, se dissipent
Mots d’octobre teintés rouges, très après la stupeur,
Avec sons chaotiques. Sans l’angoisse. Sans la peur.
Calmement. Les phrases alignées autres se referment.

Puis abstraction de tout. Phrases soudaines. Des éclairs.
Trouées dans la pièce. Levée aveugle au grand air.
Garde alentour tombée, la clairière est peuplée.

Sous la lumière tamisée, s’inscrit et s’écrit,
Guidée par les mouvements du cœur battant dans ma poitrine
Au jour chantant bleu déjà, l’étincelante vie

Je rouvre le petit livre des Maîtres du Sonnet. J’ai oublié le début du poème appris hier. Reprendre. Marcher. Répéter.

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